Bulletin mensuel N°6 du Système d’Alerte Précoce

 Le régime de la mousson a été très variable au cours du mois de juillet. Il a d’abord été faible à modéré au cours de la 1èredécade. Il a ensuite connu une baisse durant la 2ème décade, pour enfin se renforcer à la 3ème décade. Globalement, la pluviométrie du mois a été satisfaisante malgré la mauvaise répartition spatio-temporelle, surtout dans les parties Centre-Nord et Nord-Est du pays où des épisodes de poches de sécheresse ont entrainé des flétrissements de plants et retardé les opérations de semis. Le développement des cultures reste satisfaisant dans l’ensemble. Les stades végétatifs sont hétérogènes,mais dominés le tallage et la montaison pour les cultures céréalières ; la ramification pour les légumineuses et le coton.

 
La situation phytosanitaire est caractérisée par une accalmie générale sur l’ensemble du pays. Néanmoins, quelques infestations acridiennes ont été signalées dans les localités de Gorom-
Gorom, Djibo et Arbinda (région du Sahel), de Ouahigouya (région du Nord) et de Kongoussi (région du Centre-Nord).
 
La situation alimentaire est dans l’ensemble satisfaisante. Les ménages disposent de céréales, même si l’affaiblissement des ces stocks est constaté en cette période habituelle de soudure.
 
Les marchés sont moyennement approvisionnés par les stocks paysans et commerçants. Les prix moyens au Kg des céréales traditionnelles ont fluctué en légère hausse de 7 à 8% par rapport au mois précèdent. Le prix du riz importé est resté globalement stable. De manière générale, comparativement à la campagne écoulée et pour la même période, les prix des céréales sont légèrement élevé.
 
Dans l’ensemble, les perspectives en termes de développement des cultures sont bonnes au regard de la régularité des pluies et de l’accalmie observée sur le plan phytosanitaires. L’utilisation effective de semences améliorées et d’engrais par les producteurs permettra d’améliorer la productivité agricole. De même, les ventes de céréales à prix social en cours dans les communes à risque, la bonne physionomie du mil et du sorgho précoce et la maturation en cours du maïs et de l’igname sont des facteurs favorables à la stabilisation, voire à la baisse des prix des denrées alimentaires sur les marchés.
 
Le Directeur Général de la Promotion
de l’Économie Rurale (DGPER)
Souleymane OUEDRAOGO